La Faculté d’éducation à travers le temps

Publié le jeudi 3 mai 2018

La Faculté d’éducation a une histoire bien différente de celle des autres facultés, à l’Université d’Ottawa ou ailleurs en Ontario. D’abord très modeste par sa taille et ses moyens, la Faculté a pris de l’ampleur au fil des ans, se transformant en un établissement de recherche de classe mondiale, la seule en son genre en Ontario.

— Sharon Cook

Il avait existé plusieurs écoles normales avant la naissance de la Faculté telle que nous la connaissons actuellement. L’Ottawa Normal School avait été inaugurée en 1875 afin de former les futurs enseignants anglophones. Puis, l’École de pédagogie de l’Université d’Ottawa vit le jour en 1923, et en 1927, le père René Lamoureux, ardent défenseur des droits francophones, fonda l’École normale. Avec le temps, celle-ci s’est transformée en une Faculté d’éducation reconnue pour son excellence, son leadership et son bilinguisme. Centre de recherche et d’innovation, elle est aujourd’hui l’un des chefs de file parmi les facultés d’éducation au Canada.

La Faculté d’éducation a obtenu le statut officiel de faculté en 1967. Elle a donc célébré son 50e anniversaire cette année. Pour marquer cette occasion spéciale, Raymond Leblanc, ancien doyen, et Stéphane Lévesque, ancien vice-doyen à la recherche, ont produit, en collaboration avec la professeure Sharon Anne Cook à titre d’auteure, un ouvrage commémoratif qui raconte l’évolution de l’établissement à travers les années. Ce livre, qui explore en détail l’histoire remarquable de la Faculté d’éducation, s’intitule  Histoire de la Faculté d’éducation, Université d’Ottawa, 1874–2015.

Quels éléments surprendront les lecteurs au sujet de la Faculté d’éducation?

Sharon Cook : Le rôle important joué par les femmes à la Faculté d’éducation. Autrefois dominée par les hommes et régie par un système patriarcal, la Faculté (sections anglophone et francophone) a malgré tout été marquée par des femmes vraiment admirables, qui ont laissé leur trace et ont fait de l’établissement un endroit plein d’humanité.

Raymond Leblanc : Pendant l’été, la Faculté regorgeait d’étudiants! De 1980 à 1995, les cours de qualifications additionnelles étaient exclusivement offerts sur place pendant l’été. Aujourd’hui, la plupart des cours de ce type sont offerts en ligne, soit partiellement, soit totalement. Ainsi, nos étudiants assurent plus facilement un équilibre entre vie personnelle, formation et travail. Pour suivre ces cours, ils n’ont pas besoin de vivre à Ottawa et peuvent donc obtenir leur certificat où qu’ils se trouvent.

Vous travaillez tous deux ici depuis plus de 25 ans. Comment la Faculté a‑t-elle évolué?

Sharon Cook : J’ai intégré la Faculté d’éducation en 1990. En m’impliquant dans le domaine de la formation des enseignants, j’ai pu constater de quelle manière ce qui était à l’origine une école normale s’est transformé en une véritable Faculté d’éducation, et non des moindres en Ontario, surtout caractérisée par sa diversité. Selon moi, le plus important, c’est l’identité à la fois francophone et anglophone qu’a su se forger la Faculté, et dont j’ai été témoin.

Raymond Leblanc : J’ai commencé à travailler à la Faculté il y a 37 ans, en 1981. La Faculté a changé à bien des égards, surtout dans le domaine de la recherche. D’abord axée sur la formation, elle s’est transformée au fil des ans en un établissement de recherche doté de laboratoires, de chaires de recherche et d’une variété de projets de recherche auxquels participent nos étudiants.

Comment voyez-vous la Faculté dans 50 ans?

Sharon Cook : Je pense que la Faculté approfondira son influence, déjà importante, sur la formation des enseignants, ici en Ontario et ailleurs dans le pays. Elle s’internationalisera aussi sans doute, car nous avons de plus en plus d’étudiants étrangers, notamment en formation à l’enseignement. Cet aspect ira grandissant avec le temps, à mon avis.

Raymond Leblanc : J’espère que dans 50 ans, la Faculté comptera des étudiants et des professeurs d’horizons de plus en plus divers, notamment sur le plan des origines et des handicaps. J’espère aussi qu’il y aura plus d’internationalisation concernant nos projets et nos travaux de recherche.

Visionnez les photos de l’événement.

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