Désapprendre le colonialisme par la littérature autochtone

Publié le vendredi 17 septembre 2021

Waubgeshig Rice et Jennifer David

Waubgeshig Rice et Jennifer David, à la barre du balado Storykeepers, vous convient à une discussion sur la façon dont les livres autochtones peuvent déboulonner le colonialisme en classe, dans une perspective de réconciliation. Cet événement organisé par la Faculté d’éducation est ouvert à toute la communauté universitaire. Pour l’occasion, M. Rice et Mme David se proposent de répondre directement à vos questions. Soumettez-les avant le 20 septembre à lhowell@uOttawa.ca.

Date : Le jeudi 23 septembre 2021

Heure : de 13 h à 14 h 30 HAE

Inscription : Réservez votre place pour ce webinaire Zoom.


Notices biographiques :

Waubgeshig Rice est un auteur et un journaliste de la Première Nation Wasauksing, située dans la baie Georgienne, en Ontario. Son premier recueil de nouvelles, Midnight Sweatlodge, s’inspire de sa jeunesse au sein d’une communauté anishinaabe. L’ouvrage lui vaut un prix Independent Publishers Book Award en 2012. Il publie son premier roman, Legacy, en 2014, puis sa traduction française, intitulée Le legs d’Eva, en 2017.Moon of the Crusted Snow, son dernier roman, connaît un succès critique national, et est notamment récompensé par un prix Evergreenen 2019. Les nouvelles et essais de Waubgeshig Rice sont publiés dans de nombreuses compilations. Il amorce sa carrière de journaliste en 1996, alors qu’il est étudiant en échange dans le nord de l’Allemagne; pour des journaux canadiens, il écrit des articles sur sa réalité de jeune Autochtone à l’étranger. Il obtient son diplôme en journalisme à l’Université Ryerson en 2002. Il passe la majeure partie de sa carrière en journalisme à la Canadian Broadcasting Corporation, en tant que vidéojournaliste, rédacteur Web, producteur et animateur de radio. En 2014, il reçoit le prix d’excellence de la Nation anishinabek dans le domaine des contes autochtones. Il termine sa carrière à la CBC comme animateur d’Up North, l’émission de radio de l’après-midi du nord de l’Ontario. Il quitte la CBC en 2020 pour se consacrer à sa carrière d’auteur. Il communique son amour de la lecture à sa famille, transmettant une passion pour les livres et le conte qu’il tient de ses parents et des aînées et aînés. Il vit actuellement à Sudbury, en Ontario, avec sa femme et ses deux fils, où il planche sur un deuxième tome du roman Moon of the Crusted Snow.

Jennifer David travaille depuis 25 ans dans le domaine des communications et des services-conseils aux Autochtones. Ancienne directrice des communications du Réseau de télévision des peuples autochtones, elle est aujourd’hui conseillère principale pour le groupe NVision Insight à Ottawa. Cette fière membre de la Première Nation crie de Chapleau est native du territoire du peuple Omushkego visé par le Traité no 9, où elle a aussi grandi. Son amour de la lecture naît à la bibliothèque publique et aux bibliothèques scolaires de sa ville. Elle est diplômée en journalisme et en littérature anglaise de l’Université Carleton. Pendant ses études, elle suit un cours de littérature autochtone qui lui ouvre de toutes nouvelles perspectives. Depuis, elle dévore des livres d’autrices et auteurs autochtones, inuits et métis. En 2004, elle produit un recueil d’entretiens avec des autrices et auteurs autochtones de partout au Canada, intitulé Story Keepers : Conversations with Aboriginal Writers, dont le balado tire justement son nom. En 2010, elle publie elle-même un livre sur le lancement de la chaîne de télévision autochtone APTN (APTN, Original People, Original Television The Launch of the Aboriginal Peoples Television Network). Aujourd’hui, elle rédige comme pigiste des articles sur l’art et les artistes autochtones pour le magazine du Musée des beaux-arts du Canada. Elle se dit qu’à force de côtoyer son estimé coanimateur Waubgeshig Rice, elle pourrait même un jour se mettre à la fiction! Mme David est à l’origine de nombreuses entrevues et tables rondes avec des écrivaines et écrivains autochtones. En 2020, elle contribue à la mise sur pied de la nouvelle installation partagée de la Bibliothèque publique d’Ottawa et de Bibliothèque et Archives Canada par la coordination d’une série de consultations avec des groupes des Premières Nations, des peuples inuits et métis, ainsi que la communauté autochtone locale. Les bibliothèques publiques lui tiennent à cœur. Elle est ravie de promouvoir les incroyables œuvres littéraires autochtones dans le cadre du balado, un projet qu’elle caressait depuis 10 ans. Jennifer David est mariée et mère de deux adolescents. Elle visite depuis plus de 30 ans le territoire algonquin non cédé.

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