Gabrielle Emilien : une passion pour le ballon rond et l’éducation

Publié le vendredi 20 décembre 2019

Gabrielle Emilien en compagnie du doyen de la Faculté d’éducation, Richard Barwell

Le 30 novembre dernier, à Jinjiang, en Chine, Gabrielle Emilien et ses coéquipières des Gee-Gees ont marqué l’histoire en remportant la toute première Coupe du monde universitaire de soccer féminin. Un moment qui restera à jamais gravé dans la mémoire de la jeune gardienne. À son retour de Chine, le doyen de la Faculté d'éducation, Richard Barwell, l'a rencontrée pour lui offrir des félicitations et pour connaître ses expériences en tant qu'étudiante-athlète.

Gabrielle Emilien est championne canadienne (2018) et désormais championne du monde universitaire. Au-delà du ballon rond, l’étudiante en maîtrise à la Faculté d’éducation caresse aussi le rêve de transmettre son savoir et de devenir un jour enseignante. Dans cette entrevue elle a accepté de partager ses réflexions sur le soccer, la vie universitaire et ses aspirations professionnelles :  

 

Qu’est-ce que qui a changé dans votre vie depuis la conquête de la Coupe du monde universitaire?

Après avoir réalisé un tel exploit en Chine, je crois que le plus grand changement que nous avons remarqué dans nos vies est le soutien que nous avons reçu de notre famille, de nos amis, de nos collègues, de nos pairs et des médias. Tout a commencé par un merveilleux accueil à l'aéroport d'Ottawa, à notre retour de Chine. C'était réconfortant d'être accueillies par la communauté des Gee-Gees, si fière et solidaire, après avoir été loin de la maison pendant si longtemps. Comme toujours, nous espérons que grâce à nos réalisations, nous pourrons devenir des modèles pour la prochaine génération de jeunes athlètes féminines.

 

Après l’euphorie de la victoire en Chine, c’est le retour à la réalité d’une étudiante-athlète avec les examens de fin de session. Comment ce triomphe vous a-t-il aidé à traverser la période des examens?

Plusieurs de mes coéquipières ont eu un examen à passer dans les deux ou trois jours suivants notre retour à Ottawa. Bien qu'il s'agisse d'un défi, nous nous motivons mutuellement à l'école. Nous tentons de transposer notre mentalité d'équipe, qui est positif et gagnant, dans nos études. Notre objectif en tant qu'étudiantes-athlètes est de réussir dans les deux aspects de notre expérience universitaire. Nous sommes fières d'être une équipe qui réussit aussi bien en classe que sur le terrain.

 

Quelle est la clé du succès pour bien réussir en classe, tout en continuant de faire bonne figure sur le terrain? Quels sont vos trucs?

Le plus grand défi pour un étudiant-athlète est d’être capable de gérer efficacement son temps et d’établir des liens avec des gens qui peuvent l’encadrer. Plusieurs ne savent pas qu’en plus de leurs études, les étudiants-athlètes s'entraînent souvent tous les jours de la semaine, en plus de voyager les fins de semaine pour se mesurer à d'autres équipes universitaires, ce qui laisse peu de temps pour faire autre chose. Il est important de communiquer avec les professeurs et les autres membres du personnel pour s'assurer qu'ils comprennent cette situation unique. Sur le plan de la gestion du temps, les étudiants-athlètes doivent être en mesure de gérer l'horaire associé à leur sport, tout en priorisant l'école. Trouver un moment de la journée où vous étudiez le mieux, faire ses travaux avant les entraînements et les compétitions et utiliser un calendrier sont tous des conseils efficaces.

 

Vous avez choisi de faire une maîtrise en éducation. Pourquoi avez-vous choisi ce domaine d’études?

Je me suis toujours imaginé devenir éducatrice. J'ai fait un baccalauréat en éducation à l'Université Howard (à Washington DC.) avec une spécialisation en enseignement primaire. C’est le niveau dans lequel j'aimerais enseigner. J'ai ensuite décidé de revenir au Canada et de continuer mes études dans ce domaine. À l'Université d'Ottawa, j'ai pu explorer l'enseignement aux élèves ayant des différences d'apprentissage - un autre de mes champs d’intérêt. Mon objectif est de travailler dans un milieu d’enseignement spécialisé au primaire.

 

Gabrielle Emilien tient une médaille de soccer lors de sa rencontre avec le doyen Richard Barwell

L’Université d’Ottawa offre un programme de maîtrise en éducation (M. Éd.) en ligne qui gagne en popularité auprès des étudiants. Comment ce programme vous permet-il d’allier le soccer et les études?

Fort heureusement, j'ai pu suivre tous mes cours en ligne pendant ma maîtrise en éducation à l'Université d'Ottawa. Cela m'a permis de me concentrer sur le soccer et d'adapter mon horaire scolaire comme bon me semblait. Mon horaire d’étudiante-athlète inscrite dans des cours à temps plein à l'Université Howard était très exigeant. La souplesse du programme en ligne de l'Université d'Ottawa m'a permis de suivre des cours pour demeurer une étudiante à temps plein et conserver mon statut d’athlète. Je ne me suis jamais sentie déchirée entre les exigences de l'université et celles du soccer; je n'ai jamais manqué un entraînement, un match ou un examen en raison d'un conflit d’horaire scolaire ou sportif. Ce programme m'a permis de réussir dans mes cours, tout en consacrant le temps et l'énergie nécessaires à mon sport.

 

 

 

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