Investissement majeur pour le programme de formation à l’enseignement au nouveau campus de Windsor

Publié le mardi 30 mars 2021

Peinture au pinceau du Campus de Windsor_en tête

Faculté d'éducation de l'Université d'Ottawa - Campus de Windsor, ouverture en 2022 dans le Carrefour communautaire francophone de Windsor-Essex

Saviez-vous que l'Université d'Ottawa a des campus à Toronto et à Windsor ? Parfois, certains sont surpris d'apprendre que la Faculté d'éducation gère des campus dans ces deux villes depuis presque trois décennies. Au début, dans les années 1990, il n'y avait qu'une poignée d'étudiantes et d'étudiants francophones. Mais, au fil des ans, des centaines de diplômées et diplômés y ont obtenu leur baccalauréat en éducation et, depuis, enseignent en français dans des écoles primaires et secondaires de l'Ontario, et ailleurs au Canada. Le campus de Windsor va bientôt connaître une transformation majeure, rendue possible par un investissement important de l'Université. Dans cet entretien avec l'équipe de direction de Windsor, Nicole Baillargeon et Thomas Couvillion racontent l'histoire du campus, leurs rôles et la grande nouvelle concernant le Carrefour communautaire francophone de Windsor-Essex.


Q : Parlez-nous de l'histoire du Campus de Windsor, de ses débuts et de son évolution au fil des ans.

NB:  La première cohorte date de 1990-1991 et le campus était dans un petit édifice en banlieue de la ville de Windsor. Les premières trois à quatre semaines furent enseignées à Ottawa en présentiel, le reste du temps se déroula sur le campus externe avec des professeures et professeurs du campus d’Ottawa, ainsi que des enseignantes et enseignants des conseils scolaires. Le campus a changé d’emplacement à quelques reprises afin d’être équitable vis-à-vis des deux partenaires scolaires, le Conseil scolaire Viamonde et le Conseil scolaire catholique Providence. À l’heure actuelle, le campus de Windsor est au 2e étage dans une école élémentaire. Nous accueillons au-delà de 60 étudiants et nous prévoyons doubler ce nombre avec l’ajout du nouveau programme moyen / intermédiaire. Depuis les dernières années, nous travaillons à changer le paradigme de « mini-campus ». Les admissions sont en croissance et ont augmenté maintes fois depuis les premières années du Campus de Windsor. Nous voulons nous assurer que nos publics nous voient comme un campus à part entière, tout en conservant l’essence de notre identité distincte du sud-ouest ontarien.

Q : Qu'en est-il de vos rôles ? Pouvez-vous partager à quoi ressemble une journée typique ou encore une année sur le campus ?

NB: Nos rôles évoluent chaque jour. Le campus étant éloigné, nous portons plusieurs chapeaux. Nous avons régulièrement des rencontres avec les autres campus de la Faculté afin d’harmoniser notre travail. Nous nous occupons de l’organisation pour les placements de stages, de faire les horaires, des projets spéciaux, du recrutement de nouveaux candidats, de fournir un soutien technique, de soutenir les membres du corps professoral pour leurs cours, de s’assurer que le stationnement est adéquat, et j’en passe. En tant que coordonnatrice, je connais mes étudiantes et étudiants à la Faculté, car on se voit quotidiennement. Je peux partager ma passion de l’enseignement et, parfois, transmettre de bons conseils ! L’équipe de direction de Windsor provient du terrain scolaire, ce qui nous permet de mieux outiller nos candidates et candidats à l’enseignement. Il nous revient, à Thomas et à moi-même, de créer un milieu d’apprentissage professionnel, animé et dynamique sur le nouveau campus. Nous avons hâte d’entamer cette nouvelle étape !

TC:  Mon rôle a de nombreux aspects. En premier, c'est de soutenir Nicole Baillargeon, la coordonnatrice, afin de promouvoir ses objectifs, qui sont de créer une expérience éducative inoubliable au campus de Windsor et d'offrir une excellente occasion d'apprentissage et de développement pour nos étudiants. Nous sommes très connectés à nos futurs enseignantes et enseignants, et une grande partie de notre temps est consacrée au soutien du personnel et de la population étudiante du campus.

Q. Dans le cadre de la réponse à la pénurie persistante d'enseignantes et d'enseignants, l'Université investit 1,2 million de dollars pour un nouveau campus à Windsor. La présence de la Faculté dans le Carrefour communautaire francophone positionnera nos programmes étendus à la croisée de la francophonie ontarienne. Quels types de possibilités envisagez-vous pour les personnes qui souhaitent faire carrière dans l'éducation ?

NB: Il va sans dire qu’il est bénéfique de tisser des liens avec nos partenaires scolaires, ainsi que nos partenaires communautaires francophones, tel que le Carrefour communautaire francophone. Ce dernier hébergera sous le même toit plusieurs organismes francophones, en plus du Centre communautaire francophone Windsor-Essex-Kent. Nos étudiantes et étudiants provenant soit de la région, soit de l’étranger, seront bien soutenus avec les services offerts au même endroit.

On envisage une présence élargie de la Faculté dans notre milieu du sud-ouest ontarien. Grâce au nouvel emplacement du campus de Windsor dans le Carrefour communautaire francophone, qui est situé au centre-ville de Windsor, la Faculté sera en mesure d’établir une présence vitale dans la communauté. Non seulement par l’entremise des programmes de formation à l’enseignement (primaire / moyen et moyen / intermédiaire), mais aussi des ateliers pédagogiques, des cours spécialisés pour enseignants déjà qualifiés, des conférences, et j’en passe. Les possibilités sont illimitées. Comme vous l’avez mentionné, d'être à un carrefour vital de la francophonie ontarienne, est une grande opportunité pour la Faculté d’accroître sa présence dans le sud de la province. Nos partenaires scolaires, le Conseil scolaire Viamonde ainsi que le Conseil scolaire catholique Providence, sont à la recherche de nos finissantes et finissants chaque année. C’est grâce à ce partenariat important que nous connaissons cette forte croissance dans le Sud. Le nouveau campus de Windsor – Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa assurera un espace francophone où la vitalité de la francophonie sera présente et rayonnera pour des années à venir !

TC: Il y a un grand besoin d'enseignants francophones dans la région du sud-ouest de l'Ontario et l'Université d'Ottawa répond à ce besoin grâce à notre campus. Le programme, qui existe depuis plusieurs années (niveau primaire / moyen), est très apprécié et respecté par les conseils scolaires de la région. L'ajout de notre nouveau programme au niveau du moyen / intermédiaire démontre un autre pas dans la bonne direction pour l'enseignement en français pour nos écoles françaises. Les nouvelles installations scolaires permettront à nos étudiantes et étudiants d'être bien préparés pour l'avenir dans leur profession d’enseignante et d’enseignant.


 

La nouvelle Faculté d'éducation - campus de Windsor ouvrira ses portes aux étudiants en 2022. Pour en savoir plus, lisez ce communiqué de presse d'uO Media.

 


Nicole Baillargeon est la coordonnatrice du campus de Windsor et occupe ce poste depuis presque 3 ans. Elle est originaire de la région. Retraitée d’un conseil scolaire de langue française du sud-ouest ontarien, elle a occupé des postes variés tout au long de sa carrière en éducation : enseignante, accompagnatrice, conseillère pédagogique, coordonnatrice, direction d’école et, pour terminer, comme direction de la réussite. Dans son poste à la Faculté, Nicole souhaite redonner à la profession en appuyant la formation de la future relève d’enseignantes et d’enseignants francophones.  

Thomas Couvillion est né et a grandi dans la région du comté de Windsor-Essex. Il en est à sa deuxième année en tant qu'adjoint à la coordonnatrice de la Faculté d'éducation - Campus de Windsor. Après avoir terminé ses études dans les écoles de langue française de la région, il a poursuivi ses études postsecondaires à l'Université de Windsor et, ensuite, à l'Université du Nebraska-Lincoln. Retraité après 30 ans dans l'éducation au sein des écoles de langue française, il a occupé de nombreux postes, incluant celui d’enseignant, de conseiller pédagogique, et il a terminé sa carrière à la direction d'une école.

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